L’existence
et le temps
Introduction:
Participation au temps
I Comment vivre le temps
1/ Le temps que
je possède, le temps qui me possède : exercice de sagesse
stoïcienne
Deux grands maux empêchent
l’existence humaine de s’épanouir : le poids du passé et
les mirages du futur, nostalgie et espérance
« Saisi-toi
de chaque heure, ainsi tu sera moins dépendant du lendemain car tu
te sera emparé du jour présent »
Sénèque( Ier siècle apr.J.-C.), Lettre à Lucilius
2 / Dénégation
du temps : Pascal
« La seule chose qui nous
console de nos misères est le divertissement, et cependant c’est
la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche
principalement de songer à nous, et qui nous fait perdre
insensiblement. Sans cela, nous serions dans l’ennui, et cet ennui
nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir. Mais
le divertissement nous amuse, et nous fait arriver insensiblement à
la mort. »
3 / L’homme
aux prises avec le passé
Fonctions du passé. La passé comme
emprise, le passé trop présent ou le passé comme socle, comme
fondement.
II Existence, le sens de la vie
et la mort
1 / Qu’est-ce qu’exister
- / Existence et essence chez Sartre
Exister c’est sortir de. La
conscience néantise ses contenus. Elle est pouvoir de néantisation.
Concept d’en-soi et pour-soi
« L’homme
est une passion inutile »
L’Etre et le Néant.
2 / La mort et le sens de la vie
2-1 / La mort
n’est rien pour nous : Epicure
2-2 /
Solution stoïcienne
Notion de cosmos.
« Les
feuilles tombent, la figue sèche remplace la figue fraîche, le
raisin sec la grappe mure, voilà selon toi des paroles de mauvaise
augure ! En Fait, il n’y a la que le transformation d’états
antérieurs en d’autres. […] Alors je ne serai plus ? Tu ne
seras pas ce que tu es, mais autre chose dont le monde aura alors
besoin »
Epictète
2-3 / Valeur de
la vie face à la mort
2-4 / Rites de
mort
III Qu’est-ce que le temps ?
1/ Le
temps dans l’attitude naturelle, temps quantitatif de la science-
Critique de Bergson
Puissance sur
l’espace (réversibilité) → planifier le temps, c’est le
projeter sur l’espace pour conjurer notre impuissance sur le
temps (irréversibilité). Ce temps spatialisé se retrouve dans les
agendas, les calendriers (fête de noël, ..) : temps
conventionnel ou social : permet de vivre ensemble. Découpage
adapté a la culture et a l’homme.
On mesure le temps par le mouvement
des choses dans l’espace. Scientifiquement, la mesure du temps se
traduit par la mesure d’un espace parcouru par un mobile dont le
mouvement est supposé uniforme.
Le temps apprivoisé de nos horloges
trahit la durée vécue qualitative et non mesurable, bondissant aux
rythmes de nos joies, alanguie au temps de l’ennui.
Véritable temps : c’est la
durée. Image de la boule de neige descend de la montagne en
s’accroissant elle-même de ce qu’elle prend au passage. Nous
juxtaposons nos états de conscience, des instants alors qu’ils se
continuent les uns dans les autres.
Image également du coucher de soleil.
2/
Le temps chez Kant
L’espace et le
temps sont des formes, des cadres nécessaires de toute
représentation.
Selon
Kant, nous percevons le monde à travers notre sensibilité, qui a
deux grandes formes a
priori
(précédant toute expérience) : l’espace et le temps.
Chose
en soi et phénomènes
L’être
nous apparaît à travers la succession temporelle, mais jamais nous
ne l’embrassons dans sa totalité (tel qu’il est en lui-même :
la
chose en soi).
Nous n’accédons donc qu’aux phénomènes.
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